
NEWSLETTER SPECIALE DAKAR 2012
Le troisième congrès des Verts mondiaux
Le Sénégal aussi a son commandant Cousteau. A Dakar, dans les couloirs du troisième Congrès des Verts mondiaux, le nom de Haïdar El Ali était sur toutes les lèvres. Sur toutes les télés aussi : on y contait l’histoire d’un moniteur de plongée fraîchement nommé ministre de l’écologie et de la protection de la nature dans le gouvernement d’Abdoul Mbaye, tout juste formé après l’accession de Macky Sall à la présidence. Haïdar El Ali est une célébrité et un modèle pour nombre d’amoureux de la nature. « Le Monde » le classait récemment parmi les cent écologistes les plus influents de la planète. Directeur de l’Oceanium de Dakar, c’est également – car il n'oublie pas la construction de l'écologie politique – le Président de la Fédération des partis écologistes et verts de l’Afrique de l’ouest. Comment est-il arrivé jusque-là ? En septembre 2002, un ferry, le Joola, sombre et fait près de 2000 victimes, ce qui reste la plus grande tragédie de l’histoire du Sénégal. Haïdar est l’un des premiers sur place. Il filme et commente la catastrophe avec amertume. On le retrouve ensuite à lutter contre la surpêche et à détruire un millier des filets abandonnés, pour libérer les poissons au large de son pays. Il y a trois ans, dans la foulée du Green Belt Movement de Wangari Maathai, l’écologiste initie une gigantesque replantation de la mangrove suite à un effort de sensibilisation et devient l’homme aux trente millions de palétuviers. Dans un pays que l’on appelle aussi « Sunu Gaal », « notre pirogue », l’environnement ne pouvait mieux choisir pour fixer son cap!
Article rédigé par Catherine Grèze (Députée Européenne EELV)
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