En tout cas, pas pour les pays émergents qui sont bien décidés à rattraper leur supposé "retard"...et feront encore pire que leurs prédécesseurs....car ils suivent la/le même idéologie et système capitaliste et productiviste fondé/e sur l'exploitation et transformations des ressources (quelles qu'elles soient) dans un but de Production / Consommation, Vente / Achat et par conséquent de marge (permises grâce à un COÛT MOYEN DE PRODUCTION < PRIX DE VENTE (sans compter la main-d'oeuvre sous payée, avec des charges patronales et un système sociale quasi inexistant) permettant de générer des PROFITS....pour alimenter la CROISSANCE de ces pays mis en concurrence, soit disant loyale....(mais qui ne pourra jamais être pure et parfaite).
Bref, le constat étant, les fonctionnements structurels de production industrielle suivront donc ceux de leurs prédécesseurs sur lesquels ils ont malheureusement pris exemple (bien obligé dans ces rapport de force géopolitique et financiers internationaux, de classification, rang, comparaison, et mise en concurrence), c'est-à-dire fondés sur une énergie pétrolière faisant fonctionner les machines qui leur permettront de produire des biens finis mobiles consommateurs d'énergie pétrolière, laquelle ne réduira jamais l'empreinte carbone et les émissions de CO2. Par conséquent, le jeu économique consistant à comparer ce que son activité coûte financièrement (charges) par rapport à ce qu'elle rapporte (bénéfices), ces Etats préféreront payer des pénalités, car ça leur coûtera toujours moins que ça leur rapporte, par contre, au niveau des conséquences écologiques sur les répercussions climatologiques et environnementales et sur la santé humaine....ce n'est pour eux pas la priorité...tant que la terre est exploitable...allons-y jusqu'au bout !!!! Peu importe les autres conséquences à MT ou LT (Moyen ou Long Terme).
Voici ci-dessous un extrait d'un article, issu du journal de l'environnement du 12 octobre 2012, sur les prévisionnels mondiaux de Production / Prix / Consommation en Hydrocarbures (pétrole, Gaz naturel) pour la Chine, l’Irak, la Libye et autres pays émergents qui suivront le pas des futurs (et déjà actuellement) plus grands....(ne suivant pas ce que devra être le futur exemple des anciennes économies riches des pays du Nord, qui devraient diminuer leurs consommations et surtout les substituer à d'autres formes d'énergie, nécessitant une reconversion et la création d'un système productif fonctionnant avec des machines alimentées par d'autres formes énergétiques que celles pétrolières...)
Le peak oil, c’est fini
Le 12 octobre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
La Chine sera le plus gros consommateur mondial de pétrole dès 2017.
La peur de manquer d’hydrocarbures et d’en payer les conséquences, tant économiques que stratégiques, s’éloigne. Et la carte mondiale du pétrole est bouleversée. Telles sont les deux principales conclusions du dernier rapport sur l’économie pétrolière mondiale que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) vient de publier.
Imaginant l’évolution de l’offre et de la demande mondiales de pétrole et de produits pétroliers, pour la période 2011-2017, le Medium-Term Oil Market Report 2012 (MTOMR 2012) annonce de petits et de grands changements.
Contrairement aux craintes distillées les années passées, le monde, malgré un appétit croissant, ne manquera pas de pétrole. Selon les projections de l’AIE, la demande de brut devrait dépasser, en 2015, les 95 millions de barils par jour, contre 90 en 2012. Dit autrement, la croissance économique mondiale devrait progresser de 3,9% par an en moyenne sur la période, quand la demande de pétrole progressera, elle, juste de 1,2% par an. Cet appétit sera essentiellement celui des pays émergents qui progressera de 2,9% par an.
A contrario, la demande occidentale déclinera de 0,4% par an. Conséquence directe: dès 2016, la consommation des pays de l’OCDE sera dépassée par celles des pays émergents ou en voie de développement. Une première !
En 2017, ces pays émergents deviendront définitivement les plus gros consommateurs d’huile, de gaz naturel et autres hydrocarbures. La même année, estime l’AIE, la Chine sera devenue la première économie du monde, devant les Etats-Unis. Mais les ceux-ci ne devraient toutefois pas s’en sortir trop mal.
Car, autant la Chine devrait accroître ses importations de produits énergétiques, autant l’Oncle Sam devrait diminuer les siennes. Disposant des meilleures technologies d’extraction et d’importantes infrastructures de transport, de raffinage et de distribution, sans oublier l’accès aux fabuleux gisements d’hydrocarbures non conventionnels américains et canadiens, Washington va réduire comme peau de chagrin ses imports de brut.
Par ailleurs, le marché pétrolier devrait voir arriver quelques revenants imposants. L’Irak et la Lybie devraient retrouver d’importantes capacités de production ; lesquelles feront plus que compenser la forte baisse annoncée (sanctions internationales obligent) des exportations de brut iraniennes.
Au total, la capacité de production pourrait atteindre les 102 millions de barils par jour (md/j) : +9,1% par rapport à 2011. Les experts de l’AIE estiment que l’Amérique du nord et l’Irak fourniront 60% de cette croissance. La capacité de production dépassant largement les besoins estimés (102 mb/j contre 95 mb/j en 2017), les prix devraient logiquement s’en ressentir.
L’AIE estime à 89 dollars le prix du barils, en 2017, contre plus de 110 dollars, en 2011. Sur le plan environnemental, les conclusions du MTOMR 2012 ont de quoi inquiéter. La consommation de produits pétroliers va progresser de plus de 5%, ce qui augmente mécaniquement les émissions de CO2. Seule consolation : la croissance économique augmentant bien plus vite que la demande d’huile, on assistera à une diminution de 2,5% par an de l’intensité pétrolière de l’économie mondiale.
Piètre compensation.
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