Bonjour,
La dernière Semaine Européenne de Réduction des Déchets, a été une nouvelle fois l’occasion de prendre conscience de l’importance des biodéchets dans les politiques de prévention des déchets. http://mesdechets.passerelles.info/contexte/
Les jeunes générations auront de plus en plus à adopter de nouveaux gestes d’évitement des biodéchets à la source et/ou de leur valorisation.
Tel est bien l’objectif du programme pédagogique « Réduire mes déchets, nourrir la Terre ».
Elaboré par l'association Passerelles.info avec l'appui scientifique d'experts de l'ADEME et du laboratoire Ecobio (CNRS-Université de Rennes), ce programme favorise les synergies entre :
- Enseignants de l’Education Nationale (essentiellement des écoles primaires, mais aussi collèges et lycées)
- Animateurs issus d'associations et organismes publics
- Acteurs de la prévention des régions, départements, EPCI, communes
Reposant essentiellement sur la mobilisation et la formation d’enseignants du premier degré, le programme « Réduire mes déchets, nourrir la Terre » prévoit la remise d’un guide d’activités aux professeurs des écoles ainsi qu’aux intervenants issus de collectivités et associations.
Ce dernier permet aux élèves d’étudier le tri des déchets et de découvrir l’intérêt écologique et économique du compostage comme du lombricompostage.
L’essentiel de son contenu est consultable en ligne
http://mesdechets.passerelles.info/ecole/le-gui...
Le programme utilisant le potentiel pédagogique du lombricompostage (sans pour autant nécessiter de lombricomposteur), un dispositif de mise à disposition (gratuite) de vers de compost à l’attention des enseignants se met en place. En partenariat avec Vers La Terre, TPE pionnière du lombricompostage en France, 12 000 particuliers déjà adeptes du lombricompostage sont actuellement sollicités pour offrir des vers aux enseignants.
Les expérimentations en cours (Maine et Loire, Ile de la Réunion, Seine Maritime, Essonne, Aude), les présentations du projet et formations qui ont déjà été effectuées, le très fort niveau d’inscriptions enregistré en quelques semaines (bientôt 1500 inscrits) ainsi que les premiers retours d’expérience qui ont été adressés par les enseignants ont permis d’ores et déjà d’étudier un déploiement sur l’ensemble du territoire national, voire international.
Pierre Cesarini (président de Passerelles.info) et Thierry Sin (Chargé de Missions du même groupe)se tiennent à votre disposition pour étudier l’éventualité d'un déploiement de ce programme sur votre territoire et/ou pour tout échange complémentaire.
Bien cordialement
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dimanche 26 février 2012
dimanche 19 février 2012
Notre politique écologique de la France
Vous trouverez dans l'article ci-dessous les objectifs d'actions de la politique parisienne en termes écologiques (qui sont les mêmes que ceux que je souhaite mettre en oeuvre localement et de façon adapté et spécifique en fonction du cas géographique)
[25/02/2011]
Ce n'est pas très glorieux, mais qui est-ce qui pollue la planète ?
Ce sont les villes et métropoles industrielles, dont Paris fut une pionnière pour le meilleur et pour le pire.
Elles émettent 70 % des gaz à effet de serre. Et qu’est-ce qui nous rendra une biosphère mieux habitable, humaine et respirable ?
Les politiques urbaines qui réinventent la ville, où Paris, depuis 2001, entend jouer un rôle pionnier.
La municipalité investit ses efforts et ses forces d’innovation dans une vaste mutation de nos rapports à l’énergie et à ses sources. Les villes sont les lieux où s’élaborent de la façon la plus concrète, les réponses aux questions du développement durable, les innovations au service d’un meilleur cadre de vie, et même les ruptures avec des modes dépassés de production, de consommation ou de transport.
La Mairie de Paris se tient aux premiers rangs des villes qui inventent la métropole « durable ». Bertrand Delanoë a donc signé le Convenant of Mayors qui engage 500 villes de l’Union européenne dans la lutte pour freiner la menace climatique. C'est Denis Baupin, adjoint chargé du Developpement durable, de l'Environnement et du Plan Climat qui est chargé de mener cette politique.
Le Plan Climat, adopté à l’unanimité du Conseil de Paris le 1er octobre 2007, fixe une stratégie globale et un vaste plan d’action avec des objectifs chiffrés qui dépassent les objectifs européens et une méthode globale : « Atteindre les objectifs du Plan Climat parisien suppose une profonde mutation dans tous les domaines de la politique municipale, des transports à l’urbanisme, de l’innovation au logement. »
A l’horizon 2020, Paris aura réduit de 25 % ses émissions de CO2 par rapport à 2004, réduit de 25 % ses consommations énergétiques et développé de 25 % la part des énergies renouvelables. En 2011, la Ville réalise son « Bilan Carbone ». Sur ce « cadran », nous pourrons lire les avancées et les retards du Paris de l’avenir.
Un réseau municipal de structures d'éducation à l'environnement (Maison de l’Air, Ferme de Paris, etc.) informent les Parisiens sur l’écologie urbaine. Depuis janvier 2011, l’Agence Parisienne du Climat offre des conseils d'économie d'énergie à chaque Parisien.
L’expérience bien engagée des premiers « éco-quartiers » est appelée à s’étendre et à s’intensifier. La surveillance aérienne de la thermographie des bâtiments permet aux Parisiens de contrôler l’empreinte énergétique de leurs lieux de vie et d’activités. Même nos jardins publics se font plus « verts » en visant le label « bio » des « jardins durables ».
La baisse de volume des déchets parisiens est de 8 % ; elle doublera d’ici à 2020. Les transports intra-parisiens sont déjà moins polluants. Quel Parisien ne connaît Vélib et les nouvelles pistes cyclables ? Et demain 3 000 Autolib… Beaucoup bénéficient déjà de notre nouveau tramway, et demain de son extension. Quant à l’eau de leurs robinets, les Parisiens se sont dotés d’un grand cru démocratique : « Eau de Paris ». C’est le nom simple et clair du nouvel opérateur public qui, désormais, a seul la charge de fournir en eau potable toute la capitale. Par lui, ses citoyens et leurs élus ont pu se réapproprier toute la gestion de l’eau, dont la qualité est en hausse.
Comment améliorer la situation des villes et métropoles de notre planète ???
Par une stratégie globale : le Plan Climat Energie Territoriale (P.C.E.T.)
En l’adoptant en octobre 2007, la Ville s’est engagée à une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 75 % en 2050, avec des objectifs intermédiaires à l’horizon 2020: 25 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2), 25 % de réduction des consommations énergétiques, 25 % de consommation énergétique du territoire en énergies renouvelables.
Ces objectifs sont portés à 30 % pour le périmètre direct de compétence de l’administration parisienne.
Toutes les nouvelles opérations engagées depuis fin 2007 respectent intégralement les normes du Plan climat. Compte tenu des délais de procédures et de travaux, les premiers équipements estampillés « Plan climat » seront mis en service en 2011.
En 2004, le bilan carbone de Paris (hors visiteurs) était de 24 millions de tonnes équivalent CO2 dont 1% émis par les services municipaux. A l’échelle parisienne – hors tourisme – trois secteurs émettent, à parts égales, 80 % du bilan :
- la consommation énergétique des bâtiments
- le transport des personnes
- le transport des marchandises.
Comment aménager la ville durable ?
Par la naissance des éco-quartiers :
Dès leur conception, les projets d’éco-quartiers intègrent avec la mixité sociale, la maîtrise des ressources naturelles et des consommations énergétiques ou encore le développement des énergies renouvelables. Ils limitent l'usage de la voiture au profit des déplacements des piétons, des cyclistes et des transports collectifs, et prévoient une gestion raisonnée de l’eau, la création d’espaces verts et une gestion durable des déchets.
Premiers projets concernés: ZAC Clichy Batignolles (17e), ZAC de la Gare de Rungis (13e) , ZAC Pajol (18e), et enfin, les Halles. Le projet pilote mené à Fréquel-Fontarabie (20e) vient d’être primé dans le cadre du Programme national des Eco-quartiers
Par des déplacements plus propres :
Espaces civilisés, réseau cyclable développé, tramways, couloirs de bus, Vélib’ ont permis d’engendrer des premiers résultats encourageants attestés par AirParif, à savoir une baisse de certains polluants et de 9 % des émissions de gaz à effet de serre entre 2002 et 2007.
Autolib’ et ses 3 000 voitures électriques en libre service doivent amplifier le mouvement.
Par une empreinte écologique en eau réduite :
Un opérateur public unique « Eau de Paris » gère désormais l’ensemble du service de l’eau, depuis la production jusqu’à la distribution. La Municipalité souhaite réfléchir à la notion d’empreinte écologique en eau, programme pédagogique pour infléchir les comportements et lutter contre les gaspillages. Les actions de sensibilisation à l’usage de l’eau du robinet seront également poursuivies, car un litre d’eau du robinet, moins cher que l’eau en bouteille, génère 2 500 fois moins de gaz à effet de serre.
Par la réduction des déchets :
Le Plan de prévention des déchets de Paris et le Plan climat ont retenu l’objectif de -15 % de déchets produits en 2020, soit 25 kg par an et par habitant. La baisse des volumes de déchets produits par les Parisiens a été de - 8 % en 5 ans.
Par l'augmentation de Jardins labellisés:
Depuis 2001, la Ville de Paris a réduit de 95 % l’usage des pesticides pour les soins aux végétaux avec l’objectif « zéro produit chimique ». 79 jardins sont labellisés « gestion durable », 150 ont déjà été audités. L’objectif est de soumettre les 500 jardins de la capitale à un audit d’ici à la fin de la mandature, Paris étant la première ville à soumettre l’ensemble de son patrimoine vert à une telle labellisation.
Par l'augmentation du bio dans les cantines:
En 2008, la part de l’alimentation bio dans la restauration municipale atteint d’ores et déjà près de 7 %, alors qu’au plan national, cette part concerne moins d’1% du marché global de la restauration collective. La Municipalité entend amplifier cette démarche en faveur du bio, aussi bien dans les écoles que les crèches ou les restaurants pour les agents.
Par des achats éco-responsables :
C'est une démarche qui oriente le marché, préserve les ressources naturelles et assure la solidarité avec les producteurs. La commande publique représente un potentiel considérable. Tous les marchés de prestations et de fournitures gérés par la Direction des achats ont vocation à intégrer des clauses de développement durable. La Ville a ainsi passé le premier marché de vêtements de protection en coton équitable lancé par un organisme public afin d’habiller les 7 000 éboueurs et conducteurs de bennes à ordures.
Par des énergies renouvelables en essort:
Objectif : 200 000 m2 de panneaux solaires sur les toits
L’ensemble du potentiel des toits parisiens est actuellement recensé au travers du programme européen Intelligent Energy avec un objectif de 200 000 m2 de panneaux solaires d’ici à 2014. Les nouvelles constructions seront systématiquement équipées de capteurs solaires. Au moins 25 000 m2 sont envisageables sur les bâtiments municipaux (crèches Hérold ou Truffaut, stade Jean Bouin). Tous les éco-quartiers comprendront ce type d’installations (3 500 m2 dans la ZAC Pajol et 40 000 m2 à Clichy-Batignolles).
Par un dispositif inédit de Géothermie :
Dans le 19e arrondissement, un dispositif de géothermie, inédit dans la capitale, est destiné à chauffer plus de 12 000 logements. Des études sont en cours pour l’exploitation du gisement de chaleur géothermique sur Dogger à Clichy-Batignolles, qui pourrait alimenter à la fois ce futur quartier de Paris et des communes limitrophes.
Par l'extension du réseau de chauffage urbain :
Le très grand chantier d’extension du réseau de chauffage urbain de la CPCU au nord-est parisien, à l’occasion des travaux de prolongement du T3, constitue un moyen significatif d’augmenter la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique.
Par la récupération (pour chauffer les bâtiments) et traitement des eaux usées :
La Ville teste sur 4 sites la faisabilité d’utiliser les eaux usées dans les égouts pour en récupérer de l’énergie, en ponctionnant une partie de la chaleur qu’elles dégagent. Des expérimentations ciblées pourront être réalisées sur une dizaine de sites.
Par une meilleur gestion et économie des énergies (Mix énergétique):
La thermographie aérienne de Paris, comme nouvel instrument, chacun peut visualiser les fuites thermiques de son immeuble et avoir une idée des travaux qui pourraient être les plus efficaces. L’étude complète est consultable sur paris.fr.
- Un important chantier de rénovation permettra de réduire de 30 % la consommation d’énergie de 600 écoles parisiennes d’ici 2020.
- Pour la rénovation thermique des immeubles privés, la Ville exerce un important rôle d’incitation. Les copropriétés qui s’adressent à l'Agence Parisienne du Climat peuvent voir le diagnostic énergétique de l'immeuble subventionné à 70 % par la Ville, la Région et l’ADEME.
- Des Opérations Programmées d’Amélioration Thermique des Bâtiments (OPATB) sont testées à grande échelle dans le 13e arrondissement, où la Ville prend en charge le coût des diagnostics énergétiques de 280 immeubles. L’étude sur la mise en place d’un dispositif d’Opération Programmée d’Amélioration « Développement Durable » intégrant un volet thermique, sera lancée dans le quartier République.
Diagnostic dans les 3.000 bâtiments municipaux
Les diagnostics énergétiques des 3 000 bâtiments municipaux s'achevént. Des travaux de modernisation et de maintenance accompagnent une action particulièrement soutenue sur les chaufferies. A l’exemple de la démarche menée dans le bâtiment de l’Hôtel de Ville, qui a permis une baisse de 14 % de sa consommation d’énergie.
Ampoules basse consommation dans les rues et…
Paris a fait le choix d’ampoules économes en énergie pour les illuminations de fin d’année ou pour l’éclairage de façade des monuments. Pour son éclairage public, la capitale compte 201 000 sources : 62 200 candélabres, 30 000 consoles et 304 sites d’illumination, auxquels s’ajoutent 143 800 lampes et 8 500 matériels de signalisation. La politique menée depuis 2001 a déjà permis une réduction de 8 % des consommations.
… chez les Parisiens
L'opération d’échange d’ampoules a permis à environ 20 000 ménages de remplacer leurs ampoules à incandescence par des ampoules à basse consommation. L’économie potentielle est de près de 15 € par an pour chaque foyer concerné. Cette opération s’adresse en priorité aux foyers bénéficiaires du tarif première nécessité.
Par l'anticipation et la Gestion des risques : rendre la ville moins vulnérable
Inondations, canicule et grands froids : climatisation naturelle pour rendre la ville moins vulnérable
Paris peut être adaptée pour la rendre moins vulnérable face aux épisodes extrêmes (canicule, grand froid, crues, sécheresse…). On peut agir sur la régulation de la température grâce à des instruments de « climatisation naturelle ». Trois pistes de travail figurent aux objectifs de la révision du PLU:
- La couleur des bâtiments et la capacité de réflexion des toits du rayonnement solaire ont une influence très importante sur le développement des îlots de chaleur.
- La végétation des espaces publics, sur les façades et les toits, rafraîchit l’air lors des épisodes de canicule, participe à la réduction des pollutions atmosphériques et fixe temporairement le carbone. Elle contribue aussi à l’isolation des bâtiments.
- En utilisant la Seine et les canaux, la création de corridors écologiques permet d’inscrire la ville dans un écosystème régional plus large. Paris engagera avec la Région et les collectivités concernées, un schéma directeur d’aménagement des canaux avec une forte préoccupation de continuité biologique pour les espèces et les milieux aquatiques.
Les outils parisiens:
Création de l’Agence Parisienne du Climat
Pôle d’expertise et d’innovation, de développement et de fédération des initiatives, l'agence parisienne du Climat est le « guichet unique » d’information sur l’efficacité énergétique. Elle assumera la mise en réseau des acteurs du changement climatique et la diffusion de « bonnes pratiques » à destination des partenaires publics ou privés, professionnels ou associations. Propriétaires et locataires y trouvent des informations sur la façon d’agir dans les bâtiments anciens.
Par l'Education à l’écologie urbaine :
L’éducation à l’environnement et la sensibilisation de citoyens passe notamment par réseau dédiés à l’écologie urbaine et à l’environnement de la Ville, comme La Maison de l’Air, le Clos des Blancs Manteaux, la Ferme de Paris, la Maison Paris-Nature qui accueillent plus de 32 000 enfants chaque année.
Par la gouvernance et le soutien du Ministère de l'écologie, énergie, développement durable, transport et logement et des actions solidaires :
Paris consacre, en partenariat avec l’AIMF ou directement, des moyens importants à des actions de solidarité dans le domaine du développement durable, qu’il s’agisse de grands programmes d’assainissement et d’accès à l’eau potable à Phnom Penh ou à Nouakchott, de la réhabilitation du Jardin d’Essai à Alger ou de la rénovation de quartiers à Rio de Janeiro. Un partenariat est en cours d’élaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, dans des domaines des économies d’énergie dans les logements, du tri des déchets ou du tourisme durable.
(cf: http://www.paris.fr/politiques/les-politiques-parisiennes/l-ecologie/rub_9706_stand_82834_port_24008)
[25/02/2011]
Ce n'est pas très glorieux, mais qui est-ce qui pollue la planète ?
Ce sont les villes et métropoles industrielles, dont Paris fut une pionnière pour le meilleur et pour le pire.
Elles émettent 70 % des gaz à effet de serre. Et qu’est-ce qui nous rendra une biosphère mieux habitable, humaine et respirable ?
Les politiques urbaines qui réinventent la ville, où Paris, depuis 2001, entend jouer un rôle pionnier.
La municipalité investit ses efforts et ses forces d’innovation dans une vaste mutation de nos rapports à l’énergie et à ses sources. Les villes sont les lieux où s’élaborent de la façon la plus concrète, les réponses aux questions du développement durable, les innovations au service d’un meilleur cadre de vie, et même les ruptures avec des modes dépassés de production, de consommation ou de transport.
La Mairie de Paris se tient aux premiers rangs des villes qui inventent la métropole « durable ». Bertrand Delanoë a donc signé le Convenant of Mayors qui engage 500 villes de l’Union européenne dans la lutte pour freiner la menace climatique. C'est Denis Baupin, adjoint chargé du Developpement durable, de l'Environnement et du Plan Climat qui est chargé de mener cette politique.
Le Plan Climat, adopté à l’unanimité du Conseil de Paris le 1er octobre 2007, fixe une stratégie globale et un vaste plan d’action avec des objectifs chiffrés qui dépassent les objectifs européens et une méthode globale : « Atteindre les objectifs du Plan Climat parisien suppose une profonde mutation dans tous les domaines de la politique municipale, des transports à l’urbanisme, de l’innovation au logement. »
A l’horizon 2020, Paris aura réduit de 25 % ses émissions de CO2 par rapport à 2004, réduit de 25 % ses consommations énergétiques et développé de 25 % la part des énergies renouvelables. En 2011, la Ville réalise son « Bilan Carbone ». Sur ce « cadran », nous pourrons lire les avancées et les retards du Paris de l’avenir.
Un réseau municipal de structures d'éducation à l'environnement (Maison de l’Air, Ferme de Paris, etc.) informent les Parisiens sur l’écologie urbaine. Depuis janvier 2011, l’Agence Parisienne du Climat offre des conseils d'économie d'énergie à chaque Parisien.
L’expérience bien engagée des premiers « éco-quartiers » est appelée à s’étendre et à s’intensifier. La surveillance aérienne de la thermographie des bâtiments permet aux Parisiens de contrôler l’empreinte énergétique de leurs lieux de vie et d’activités. Même nos jardins publics se font plus « verts » en visant le label « bio » des « jardins durables ».
La baisse de volume des déchets parisiens est de 8 % ; elle doublera d’ici à 2020. Les transports intra-parisiens sont déjà moins polluants. Quel Parisien ne connaît Vélib et les nouvelles pistes cyclables ? Et demain 3 000 Autolib… Beaucoup bénéficient déjà de notre nouveau tramway, et demain de son extension. Quant à l’eau de leurs robinets, les Parisiens se sont dotés d’un grand cru démocratique : « Eau de Paris ». C’est le nom simple et clair du nouvel opérateur public qui, désormais, a seul la charge de fournir en eau potable toute la capitale. Par lui, ses citoyens et leurs élus ont pu se réapproprier toute la gestion de l’eau, dont la qualité est en hausse.
Comment améliorer la situation des villes et métropoles de notre planète ???
Par une stratégie globale : le Plan Climat Energie Territoriale (P.C.E.T.)
En l’adoptant en octobre 2007, la Ville s’est engagée à une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 75 % en 2050, avec des objectifs intermédiaires à l’horizon 2020: 25 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre (CO2), 25 % de réduction des consommations énergétiques, 25 % de consommation énergétique du territoire en énergies renouvelables.
Ces objectifs sont portés à 30 % pour le périmètre direct de compétence de l’administration parisienne.
Toutes les nouvelles opérations engagées depuis fin 2007 respectent intégralement les normes du Plan climat. Compte tenu des délais de procédures et de travaux, les premiers équipements estampillés « Plan climat » seront mis en service en 2011.
En 2004, le bilan carbone de Paris (hors visiteurs) était de 24 millions de tonnes équivalent CO2 dont 1% émis par les services municipaux. A l’échelle parisienne – hors tourisme – trois secteurs émettent, à parts égales, 80 % du bilan :
- la consommation énergétique des bâtiments
- le transport des personnes
- le transport des marchandises.
Comment aménager la ville durable ?
Par la naissance des éco-quartiers :
Dès leur conception, les projets d’éco-quartiers intègrent avec la mixité sociale, la maîtrise des ressources naturelles et des consommations énergétiques ou encore le développement des énergies renouvelables. Ils limitent l'usage de la voiture au profit des déplacements des piétons, des cyclistes et des transports collectifs, et prévoient une gestion raisonnée de l’eau, la création d’espaces verts et une gestion durable des déchets.
Premiers projets concernés: ZAC Clichy Batignolles (17e), ZAC de la Gare de Rungis (13e) , ZAC Pajol (18e), et enfin, les Halles. Le projet pilote mené à Fréquel-Fontarabie (20e) vient d’être primé dans le cadre du Programme national des Eco-quartiers
Par des déplacements plus propres :
Espaces civilisés, réseau cyclable développé, tramways, couloirs de bus, Vélib’ ont permis d’engendrer des premiers résultats encourageants attestés par AirParif, à savoir une baisse de certains polluants et de 9 % des émissions de gaz à effet de serre entre 2002 et 2007.
Autolib’ et ses 3 000 voitures électriques en libre service doivent amplifier le mouvement.
Par une empreinte écologique en eau réduite :
Un opérateur public unique « Eau de Paris » gère désormais l’ensemble du service de l’eau, depuis la production jusqu’à la distribution. La Municipalité souhaite réfléchir à la notion d’empreinte écologique en eau, programme pédagogique pour infléchir les comportements et lutter contre les gaspillages. Les actions de sensibilisation à l’usage de l’eau du robinet seront également poursuivies, car un litre d’eau du robinet, moins cher que l’eau en bouteille, génère 2 500 fois moins de gaz à effet de serre.
Par la réduction des déchets :
Le Plan de prévention des déchets de Paris et le Plan climat ont retenu l’objectif de -15 % de déchets produits en 2020, soit 25 kg par an et par habitant. La baisse des volumes de déchets produits par les Parisiens a été de - 8 % en 5 ans.
Par l'augmentation de Jardins labellisés:
Depuis 2001, la Ville de Paris a réduit de 95 % l’usage des pesticides pour les soins aux végétaux avec l’objectif « zéro produit chimique ». 79 jardins sont labellisés « gestion durable », 150 ont déjà été audités. L’objectif est de soumettre les 500 jardins de la capitale à un audit d’ici à la fin de la mandature, Paris étant la première ville à soumettre l’ensemble de son patrimoine vert à une telle labellisation.
Par l'augmentation du bio dans les cantines:
En 2008, la part de l’alimentation bio dans la restauration municipale atteint d’ores et déjà près de 7 %, alors qu’au plan national, cette part concerne moins d’1% du marché global de la restauration collective. La Municipalité entend amplifier cette démarche en faveur du bio, aussi bien dans les écoles que les crèches ou les restaurants pour les agents.
Par des achats éco-responsables :
C'est une démarche qui oriente le marché, préserve les ressources naturelles et assure la solidarité avec les producteurs. La commande publique représente un potentiel considérable. Tous les marchés de prestations et de fournitures gérés par la Direction des achats ont vocation à intégrer des clauses de développement durable. La Ville a ainsi passé le premier marché de vêtements de protection en coton équitable lancé par un organisme public afin d’habiller les 7 000 éboueurs et conducteurs de bennes à ordures.
Par des énergies renouvelables en essort:
Objectif : 200 000 m2 de panneaux solaires sur les toits
L’ensemble du potentiel des toits parisiens est actuellement recensé au travers du programme européen Intelligent Energy avec un objectif de 200 000 m2 de panneaux solaires d’ici à 2014. Les nouvelles constructions seront systématiquement équipées de capteurs solaires. Au moins 25 000 m2 sont envisageables sur les bâtiments municipaux (crèches Hérold ou Truffaut, stade Jean Bouin). Tous les éco-quartiers comprendront ce type d’installations (3 500 m2 dans la ZAC Pajol et 40 000 m2 à Clichy-Batignolles).
Par un dispositif inédit de Géothermie :
Dans le 19e arrondissement, un dispositif de géothermie, inédit dans la capitale, est destiné à chauffer plus de 12 000 logements. Des études sont en cours pour l’exploitation du gisement de chaleur géothermique sur Dogger à Clichy-Batignolles, qui pourrait alimenter à la fois ce futur quartier de Paris et des communes limitrophes.
Par l'extension du réseau de chauffage urbain :
Le très grand chantier d’extension du réseau de chauffage urbain de la CPCU au nord-est parisien, à l’occasion des travaux de prolongement du T3, constitue un moyen significatif d’augmenter la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique.
Par la récupération (pour chauffer les bâtiments) et traitement des eaux usées :
La Ville teste sur 4 sites la faisabilité d’utiliser les eaux usées dans les égouts pour en récupérer de l’énergie, en ponctionnant une partie de la chaleur qu’elles dégagent. Des expérimentations ciblées pourront être réalisées sur une dizaine de sites.
Par une meilleur gestion et économie des énergies (Mix énergétique):
La thermographie aérienne de Paris, comme nouvel instrument, chacun peut visualiser les fuites thermiques de son immeuble et avoir une idée des travaux qui pourraient être les plus efficaces. L’étude complète est consultable sur paris.fr.
- Un important chantier de rénovation permettra de réduire de 30 % la consommation d’énergie de 600 écoles parisiennes d’ici 2020.
- Pour la rénovation thermique des immeubles privés, la Ville exerce un important rôle d’incitation. Les copropriétés qui s’adressent à l'Agence Parisienne du Climat peuvent voir le diagnostic énergétique de l'immeuble subventionné à 70 % par la Ville, la Région et l’ADEME.
- Des Opérations Programmées d’Amélioration Thermique des Bâtiments (OPATB) sont testées à grande échelle dans le 13e arrondissement, où la Ville prend en charge le coût des diagnostics énergétiques de 280 immeubles. L’étude sur la mise en place d’un dispositif d’Opération Programmée d’Amélioration « Développement Durable » intégrant un volet thermique, sera lancée dans le quartier République.
Diagnostic dans les 3.000 bâtiments municipaux
Les diagnostics énergétiques des 3 000 bâtiments municipaux s'achevént. Des travaux de modernisation et de maintenance accompagnent une action particulièrement soutenue sur les chaufferies. A l’exemple de la démarche menée dans le bâtiment de l’Hôtel de Ville, qui a permis une baisse de 14 % de sa consommation d’énergie.
Ampoules basse consommation dans les rues et…
Paris a fait le choix d’ampoules économes en énergie pour les illuminations de fin d’année ou pour l’éclairage de façade des monuments. Pour son éclairage public, la capitale compte 201 000 sources : 62 200 candélabres, 30 000 consoles et 304 sites d’illumination, auxquels s’ajoutent 143 800 lampes et 8 500 matériels de signalisation. La politique menée depuis 2001 a déjà permis une réduction de 8 % des consommations.
… chez les Parisiens
L'opération d’échange d’ampoules a permis à environ 20 000 ménages de remplacer leurs ampoules à incandescence par des ampoules à basse consommation. L’économie potentielle est de près de 15 € par an pour chaque foyer concerné. Cette opération s’adresse en priorité aux foyers bénéficiaires du tarif première nécessité.
Par l'anticipation et la Gestion des risques : rendre la ville moins vulnérable
Inondations, canicule et grands froids : climatisation naturelle pour rendre la ville moins vulnérable
Paris peut être adaptée pour la rendre moins vulnérable face aux épisodes extrêmes (canicule, grand froid, crues, sécheresse…). On peut agir sur la régulation de la température grâce à des instruments de « climatisation naturelle ». Trois pistes de travail figurent aux objectifs de la révision du PLU:
- La couleur des bâtiments et la capacité de réflexion des toits du rayonnement solaire ont une influence très importante sur le développement des îlots de chaleur.
- La végétation des espaces publics, sur les façades et les toits, rafraîchit l’air lors des épisodes de canicule, participe à la réduction des pollutions atmosphériques et fixe temporairement le carbone. Elle contribue aussi à l’isolation des bâtiments.
- En utilisant la Seine et les canaux, la création de corridors écologiques permet d’inscrire la ville dans un écosystème régional plus large. Paris engagera avec la Région et les collectivités concernées, un schéma directeur d’aménagement des canaux avec une forte préoccupation de continuité biologique pour les espèces et les milieux aquatiques.
Les outils parisiens:
Création de l’Agence Parisienne du Climat
Pôle d’expertise et d’innovation, de développement et de fédération des initiatives, l'agence parisienne du Climat est le « guichet unique » d’information sur l’efficacité énergétique. Elle assumera la mise en réseau des acteurs du changement climatique et la diffusion de « bonnes pratiques » à destination des partenaires publics ou privés, professionnels ou associations. Propriétaires et locataires y trouvent des informations sur la façon d’agir dans les bâtiments anciens.
Par l'Education à l’écologie urbaine :
L’éducation à l’environnement et la sensibilisation de citoyens passe notamment par réseau dédiés à l’écologie urbaine et à l’environnement de la Ville, comme La Maison de l’Air, le Clos des Blancs Manteaux, la Ferme de Paris, la Maison Paris-Nature qui accueillent plus de 32 000 enfants chaque année.
Par la gouvernance et le soutien du Ministère de l'écologie, énergie, développement durable, transport et logement et des actions solidaires :
Paris consacre, en partenariat avec l’AIMF ou directement, des moyens importants à des actions de solidarité dans le domaine du développement durable, qu’il s’agisse de grands programmes d’assainissement et d’accès à l’eau potable à Phnom Penh ou à Nouakchott, de la réhabilitation du Jardin d’Essai à Alger ou de la rénovation de quartiers à Rio de Janeiro. Un partenariat est en cours d’élaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, dans des domaines des économies d’énergie dans les logements, du tri des déchets ou du tourisme durable.
(cf: http://www.paris.fr/politiques/les-politiques-parisiennes/l-ecologie/rub_9706_stand_82834_port_24008)
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