L'Essonne relance l'idée controversée d'assistants sexuels pour les handicapés
Mots clés: collectivités ; société ; sexualité ; handicapés ; social ; femmes
France 21/03/2013 17:48
France 21/03/2013 17:48
Le département de l'Essonne a relancé jeudi une proposition très controversée :
la mise en place d'un statut "d'assistant sexuel" pour les personnes handicapées,
un projet décrié par les féministes, qui redoutent une nouvelle forme de prostitution.
Le conseil général de l'Essonne a annoncé qu'il allait engager une réflexion "sur la
vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap" dont une des pistes
serait la création d'un statut "d'assistant sexuel". Si le service voyait le jour, il s'agirait
d'une première en France.
vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap" dont une des pistes
serait la création d'un statut "d'assistant sexuel". Si le service voyait le jour, il s'agirait
d'une première en France.
"On s'occupe de l'accès aux transports, du droit au logement mais cet accès à la
sexualité est un impensé total", a déclaré à l'AFP Jérôme Guedj, le président (PS) du département.
sexualité est un impensé total", a déclaré à l'AFP Jérôme Guedj, le président (PS) du département.
Le lancement de cette réflexion doit être entériné lundi à l'occasion de l'adoption par
la collectivité du schéma départemental en faveur des personnes handicapées.
Ce schéma prévoit aussi d'étendre la formation et l'information sur la vie affective
et sexuelle des personnes handicapées.
la collectivité du schéma départemental en faveur des personnes handicapées.
Ce schéma prévoit aussi d'étendre la formation et l'information sur la vie affective
et sexuelle des personnes handicapées.
Début avril, un groupe de travail avec des associations et des juristes devrait être
constitué, et des voyages d'étude notamment en Suisse et en Belgique, où l'aide
sexuelle est légale, sont prévus.
constitué, et des voyages d'étude notamment en Suisse et en Belgique, où l'aide
sexuelle est légale, sont prévus.
Les conclusions de cette réflexion ne devraient toutefois pas être connues avant la
fin de l'année.
fin de l'année.
"Il s'agit d'une initiative citoyenne, qui brave les interdits et les tabous", s'est réjouie
Pascale Ribes, vice-présidente de l'Association des paralysés de France (APF),
qui souhaite désormais "l'ouverture d'un débat public sur le sujet".
Pascale Ribes, vice-présidente de l'Association des paralysés de France (APF),
qui souhaite désormais "l'ouverture d'un débat public sur le sujet".
"Il s'agit du dernier droit à conquérir pour les personnes en situation de handicap",
a-t-elle souligné, déplorant qu'il y ait pour le moment "zéro réponse".
a-t-elle souligné, déplorant qu'il y ait pour le moment "zéro réponse".
"La formation, le cadre, tout reste à définir, à encadrer. Ensuite je ne sais pas,
jusqu'où ça va aller. Est-ce que ça va aller jusqu'à l'acte sexuel ? Je ne sais pas",
a toutefois tempéré le président de l'Essonne.
jusqu'où ça va aller. Est-ce que ça va aller jusqu'à l'acte sexuel ? Je ne sais pas",
a toutefois tempéré le président de l'Essonne.
La députée PS de l'Essonne, Maud Olivier, s'est insurgée jeudi contre sa proposition,
y voyant une "forme de prostitution". "Répondre d'emblée à l'isolement et aux souffrances
des personnes handicapées par un service de nature sexuelle ferme le débat et
porte atteinte à la dignité des personnes handicapées", a-t-elle estimé.
y voyant une "forme de prostitution". "Répondre d'emblée à l'isolement et aux souffrances
des personnes handicapées par un service de nature sexuelle ferme le débat et
porte atteinte à la dignité des personnes handicapées", a-t-elle estimé.
Les féministes ont également mis en garde contre une proposition "intolérable",
s'insurgeant contre une nouvelle "forme de prostitution". "Aujourd'hui,
c'est pour les handicapés, demain ce sera pour les personnes âgées ?",
s'est ainsi demandé Anne-Cécile Mailfert, porte-parole d'Osez le féminisme.
"Une femme n'est pas le médicament d'un homme", a-t-elle poursuivi,
rappelant que la proposition était en l'état "illégale".
s'insurgeant contre une nouvelle "forme de prostitution". "Aujourd'hui,
c'est pour les handicapés, demain ce sera pour les personnes âgées ?",
s'est ainsi demandé Anne-Cécile Mailfert, porte-parole d'Osez le féminisme.
"Une femme n'est pas le médicament d'un homme", a-t-elle poursuivi,
rappelant que la proposition était en l'état "illégale".
En France, servir d'intermédiaire entre une personne qui se prostitue et
une autre qui a recours à ses services, relève du proxénétisme.
une autre qui a recours à ses services, relève du proxénétisme.
Les associations favorables à l'assistance sexuelle aux handicapés
souhaiteraient une exception à la loi pénale pour l'autorisation de ces services.
souhaiteraient une exception à la loi pénale pour l'autorisation de ces services.
Pour Jérôme Guedj, qui se dit "opposé à la marchandisation du corps",
il ne s'agit pas d'instaurer "un service public de prostitués".
"Nous souhaitons réfléchir à un cadre éthique et juridique
our cette mission complémentaire de l'accompagnement
des personnes handicapées", a-t-il affirmé.
il ne s'agit pas d'instaurer "un service public de prostitués".
"Nous souhaitons réfléchir à un cadre éthique et juridique
our cette mission complémentaire de l'accompagnement
des personnes handicapées", a-t-il affirmé.
Le sujet a déjà rebondi en France.
En 2011, le député UMP Jean-François Chossy avait proposé
de légaliser le statut d'assistant sexuel.
En 2011, le député UMP Jean-François Chossy avait proposé
de légaliser le statut d'assistant sexuel.
Dans un avis rendu public le 12 mars, le Comité national consultatif d'éthique
(CCNE) a émis un avis défavorable aux assistants sexuels
pour les personnes handicapées, relevant des risques importants de dérives.
(CCNE) a émis un avis défavorable aux assistants sexuels
pour les personnes handicapées, relevant des risques importants de dérives.
Le comité préconise toutefois une formation des personnels soignants
et éducatifs à la sexualité des patients.
et éducatifs à la sexualité des patients.
Pour la ministre chargée du handicap, Marie-Arlette Carlotti,
"la réflexion sur la vie affective, sentimentale et sexuelle des personnes
en situation de handicap doit avoir lieu".
"la réflexion sur la vie affective, sentimentale et sexuelle des personnes
en situation de handicap doit avoir lieu".
"C'est une question légitime qui doit être étudiée de façon sereine.
Le débat ne doit pas se résumer à la seule question des assistants sexuels",
a-t-elle déclaré à l'AFP.
Le débat ne doit pas se résumer à la seule question des assistants sexuels",
a-t-elle déclaré à l'AFP.
Source: http://actu.voila.fr/actualites/france/2013/03/21/l-essonne-relance-l-idee-controversee-d-assistants-sexuels-pour-les-handicapes_11945653.html
MA CONNAISSANCE SUR CE PROBLÈME :
Pour avoir rencontré plusieurs handicapés physiques (hommes),
lesquels m'ont confié leur problématique en la matière et surtout en celle
ne serait-ce que d'uriner, ayant une paralysie du bas ventre et
donc incapacité à faire fonctionner leur vessie normalement,
étant obligé de se masturber ou de se faire masturber juste pour uriner,
ce qui peut durer parfois 1h, le temps que l'urine monte dans l'urètre.
Ce problème physique est mécanique de ces hommes handicapés paralysés
des jambes est connu des infirmières (qui parfois aident humainement ces patients)
ou autres personnes qui rencontrent o connaissent cet handicap,
dont le problème sexuel est encore plus tabou que n'importe quel
autre sujet sur la sexualité !!!
Or, ces personnes handicapés vivent un enfer au quotidien,
car finissent pas ne plus arriver à s'auto stimuler pour juste uriner
ce qu'elles sont obligées de faire 3 fois par jour (au minimum).
lesquels m'ont confié leur problématique en la matière et surtout en celle
ne serait-ce que d'uriner, ayant une paralysie du bas ventre et
donc incapacité à faire fonctionner leur vessie normalement,
étant obligé de se masturber ou de se faire masturber juste pour uriner,
ce qui peut durer parfois 1h, le temps que l'urine monte dans l'urètre.
Ce problème physique est mécanique de ces hommes handicapés paralysés
des jambes est connu des infirmières (qui parfois aident humainement ces patients)
ou autres personnes qui rencontrent o connaissent cet handicap,
dont le problème sexuel est encore plus tabou que n'importe quel
autre sujet sur la sexualité !!!
Or, ces personnes handicapés vivent un enfer au quotidien,
car finissent pas ne plus arriver à s'auto stimuler pour juste uriner
ce qu'elles sont obligées de faire 3 fois par jour (au minimum).
Des sondes sont parfois posées, mais parfois non...et les handicapés
en souffrance décuplée essaient de trouver d'autres solutions
que celles qu'ils n'ont pas à leur disposition. Il ne s'agit pas de prostitution,
mais d'aide plus mécanique que réellement sexuel,
même si cette fonction chez les hommes passe par
le même vecteur qui est leur sexe.
en souffrance décuplée essaient de trouver d'autres solutions
que celles qu'ils n'ont pas à leur disposition. Il ne s'agit pas de prostitution,
mais d'aide plus mécanique que réellement sexuel,
même si cette fonction chez les hommes passe par
le même vecteur qui est leur sexe.
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